LA RACINE
C’est l’histoire d’une petite racine
Qui ne savait pas quelle direction prendre
Qu’est-ce qui va se passer si je grandis par ici.
C’est bien trop effrayant.
Bon … Réfléchissons.
Qu’est-ce qui va se passer si je vais plutôt m’étirer de ce côté là.
C’est bien trop effrayant aussi.
La racine hésita et rien ne se passa.
A la fin de la journée, elle mourra.
Son bois décomposé s’enfonça dans le sol, pour rencontrer une autre racine qui, trop timide, n’osait pas sortir de terre.
– Que t’arrive-t-il, dit la 1ere.
J’ai eu peur de choisir une direction et j’ai cessé d’exister. Et toi?
– J’ai eu peur de sortir au grand jour alors je rétrécis et je vais bientôt disparaître, comme toi.
– Nous pourrions unir nos forces, et sortir de l’ombre, entrer dans le monde et vivre, juste pour voir.
Les 2 racines unies, plus décidées et courageuses que jamais, ont fini par vivre au grand air pour devenir chacune un chêne fort et solide.
Moralité :
Le seul véritable échec est de ne jamais essayer. Le seul risque que vous prenez est d’apprendre une leçon qui vous permette de réussir.

L’an 2000
Je regrette un temps
Avant l’an 2000
Où tous les printemps
N’étaient pas hostiles.
Je regrette un pays
Avant le passage à l’euro
Où tous les cadis
Se remplissaient sans accro.
Je regrette un peuple, le peuple français,
Égalité, fraternité, liberté,
Qui laissait ses enfants jouer dans la rue
La marelle, les billes et la corde à sauter,
Sans pour autant perdre de vue
L’heure des devoirs et du goûter.
Que s’est il passé en 20 ans
Pour que nos âmes d’antan
Soient à ce point persécutées
Dès qu’on est pas masqué.
Si un jour je devais vivre en prison
Ça serait d’avoir assassiner l’euro
Et les français comme de bons moutons,
Retomberaient dans le panneau.
Moralité
Débranche la technologie, lève les yeux
Cesse d’être soumis, réveille toi un peu.

PÉGASE
C’est l’histoire de Pégase, cheval ailé et heureux qui vit au sommet d’une montagne, sur un plateau uniquement accessible par les airs.
Il se déplace dans le monde des autres aussi souvent que nécessaire mais sur sa montagne il vit seul.
Un jour dans le monde des autres, il rencontre un zèbre, beau et majestueux mais triste et inconsolable.
- Que t’arrive-t-il, dit Pégase.
- Je suis seul, dit le zèbre.
- Je suis seul aussi, dit Pégase. Veux-tu venir avec moi vivre sur ma montagne?
- Avec plaisir, répond le zèbre.
Ces deux-là vécurent deux ans heureux sur leur plateau avec une vue imprenable sur la vallée du monde des autres.
Oui mais voilà, un jour le zèbre commença à s’ennuyer.
- Tu vois du monde quand tu veux, tu as des ailes toi, et tu peux te déplacer, dit le zèbre.
- Je t’ai souvent proposé de venir avec moi mais tu ne veux jamais venir, répondit Pégase.
- Je n’aime pas dépendre de toi, retorqua le zèbre.
- C’est pourtant ce que tu fais en restant coincé ici, répondit Pégase.
Le zèbre partit bouder et pleurer sur son sort, et la tristesse revint.
- Je vais t’apprendre à voler, proposa Pégase, ainsi tu seras autonome et libre.
- Tu es fou, je vais m’écraser au sol, hurla le zèbre. Je n’ai pas d’aile moi!
- Tu n’en as pas besoin, répondit Pégase. Allez vient, je vais te montrer.
Pégase et son ami le zèbre s’approchèrent du précipice. Le zèbre regarda en bas et soupira. Pégase en profita pour lui filer un grand coup de pied aux fesses et le pousser dans le vide.
Le zèbre hurla de surprise et de terreur, voyant la montagne défiler, impuissant, et le sol se rapprocher à toute vitesse.
À 3 mètres du sol, le zèbre sentit une décharge d’énergie parcourir tout son corps et se secoua de toutes ses forces, laissant déployer ses ailes majestueusement.
Il s’envola, d’abord fier et heureux, mais rapidement la colère et la rancœur le rattrapèrent. Il remonta d’un coup d’ailes sur le plateau rejoindre Pégase afin de vider son sac :
- Tu es fou, tu aurais pu me tuer, hurla le zèbre ailé.
- A contraire, si je t’ai poussé, c’est parce que je suis ton ami, et que moi, je savais qui tu étais, dit Pégase calmement.
- Et qui je suis, continua d’hurler le zèbre.
- Tu es un pégase, regarde, tes rayures ont disparues. Tu as toi-même peinte ta prison sur ton corps et dans ton esprit, mais lorsque tu n’as pas eu le choix, tu t’es libéré de tes peurs et tu t’es envolé, expliqué Pégase.
- Je te remercie mon ami, sans toi je n’aurais jamais réagi, dit l’ancien zèbre avec émotion. Tu as été la tempête dont j’avais besoin pour renaître. Dorénavant, tu m’appelleras Phénix, et je t’appellerai mon frère.
Moralité
Si tu aimes une personne dépendante, libère là par amour pour elle et permet lui enfin d’utiliser ses ressources et son potentiel.

